Les menstrues, c'est l'écoulement naturel de sang provenant du sexe d'une femme agée de 9 ans à moins de 70 ans.
Cet écoulement est périodique et non provoqué.
La durée de l'écoulement n'excède pas quinze (15) jours. Au delà de cette durée, il ne s'agit plus de menstrues mais d'une maladie.
Dans ce cas, la femme pourra se purifier, faire ses prières et éventuellement jeûner et reprendre ses rapports sexuels avec son mari.
Si après une interruption l'écoulement reprend sans que l'intervalle de temps n'ait atteint quinze (15) jours, la femme doit faire la somme des jours d'écoulement; si le total trouvé dépasse quinze jours, il ne s'agit plus de menstrues mais d'une maladie.
Alors elle doit se purifier, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports sexuels avec son mari.
Pendant les jours d'interruption,la femme doit se purifier, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports avec son mari.
Si le total des jours d'interruption égale quinze (15) jours, il s'agit bien de menstrues et non d'une maladie car quinze (15) jours c'est la durée minimale de l'état de pureté d'une femme.
Toute pureté de moins de quinze (15) jours peut faire penser à une maladie, mais si elle dure quinze (15), tout nouvel écoulement provient des menstrues.
Si l'écoulement se manifeste plus longtemps que d'habitude, la femme attend trois (3) jours au-delà desquels elle devra se laver,
faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports.
Cette attente de trois (3) jours n'est valable que si la durée totale l'écoulement ne dépasse pas quinze (15) jours.
Si la période dure habituellement douze (12) jours, l'attente devra être de trois (3) jours.
Si la période dure habituellement treize (13) jours, l'attente devra être de deux (2) jours.
Si la période dure habituellement quatorze (14) jours, l'attente devra être d'un (1) jour.
Si la période dure habituellement quinze (15) jours, la femme n'attend pas, même en cas de non arrêt de l'écoulement, car il s'agit alors là de maladie.
Dans les cas ci-dessus énumérés, elle doit faire ses prières et éventuellement jeûner et reprendre ses rapports
On rencontre rarement l’écoulement de sang chez la femme enceinte.
Si cela arrivait, les menstrues interviennent rarement avant les deux premiers mois de la grossesse.
Entre le deuxième et le sixième mois, cet écoulement ne peut excéder vingt (20) jours.
Au-delà des 20 jours, la femme doit se laver, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports même s'il n'y a pas arrêt de l'écoulement.
Si après une interruption, l'écoulement reprend sans que l’intervalle de temps n'ait atteint quinze (15) jours, la femme doit faire la somme des jours d’écoulement.
Si le total équivaut à vingt (20) jours et qu'il n'y a pas d'arrêt, il ne s’agit plus de menstrues mais de maladie.
Alors, elle doit se purifier, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports.
Elle doit aussi se purifier, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports pendant les jours d'interruption de l'écoulement.
Entre le sixième et le terme de la grossesse, l’écoulement ne peut excéder trente (30) jours.
Si la durée excède trente (30) jours, il ne s’agit plus de menstrues mais de maladie.La femme doit alors se laver, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports.
Si après une interruption, l'écoulement reprend, sans que l’intervalle de temps n'ait atteint quinze (15) jours, la femme doit faire la somme des jours de l’écoulement.
Si le total équivaut à trente (30) jours et qu'il n'y a pas d'arrêt, il ne s'agit plus de menstrues mais de maladie.
Alors, elle doit se purifier, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports. Elle doit aussi de laver, faire ses prières, jeûner et reprendre ses rapports pendant les jours d'arrêt de l'écoulement.
Il y a deux façons de reconnaître l’arrêt des menstrues:
Toute femme dont l’apparition de pertes blanches signale l’arrêt des menstrues doit, le cas échéant, se purifier immédiatement sans attendre la siccité (l’assèchement du sexe).
Toute femme dont la siccité du sexe précède habituellement l’apparition de pertes blanches doit se purifier même s’il lui arrive d’observer le phénomène inverse (pertes blanches avant l’assèchement).
Les femmes dont la siccité du sexe est antérieure à l’apparitio de pertes blanches doivent se purifier après voir attendu la fin du Mokhtar (temps idéal pendant lequel on doit effectuer une prière rituelle). Si l’apparition de pertes blanches survient après la purification, la femme n’est pas tenue de renouveler cette purification, étant entendu qu’elle avait déjà attendu la fin du « Mokhtar ». Elle devra reprendre la purification si elle n’a pas attendu la fin du « Mokhtar ». La femme doit se purifier immédiatement après la siccité du sexe si habituellement cette siccité n’est pas suivie de pertes blanches. La femme qui vient de voir pour la première fois ses menstrues doit se purifier immédiatement après la siccité ou immédiatement après l’apparition de pertes blanches. La femme en période de menstrues ne doit pas faire ses prières et n’est pas tenue de les effectuer après en guise de compensation. elle ne doit pas jeûner mais doit obligatoirement s’en acquitter à titre compensatoire elle ne doit pas faire le tour de la Kaaba elle ne doit pas observer de retraite d’adoration « lihtikaf » elle ne peut pas avoir des rapports sexuels elle ne doit pas être répudiée on ne doit pas flirter avec elle ni chercher à tirer du plaisir de la partie du corps comprise entre le nombril et les genoux. Elle ne doit pas entrer dans une mosquée Elle ne doit pas toucher au Coran que pour l’enseigner ou l’étudier Elle peut le réciter La prière, le jeûne, le tour de la Kaaba, la retraite, le flirt, les rapports sexuels, la répudiation et toute autre pratique, ne lui sont possibles qu’après l’arrêt des menstrues, ces interdits demeurent jusqu’à ce que la purification soit faite. La femme en période de menstrues doit vérifier à chaque moment, s’il y a arrêt des menstrues. Si l’arrêt des menstrues intervient après l’aurore (fadiar), elle doit effectuer la prière du matin, si elle dispose d’un temps suffisant pour se purifier et effectuer ne serait ce qu’une rakka avant le lever du soleil. Si ce temps s’avère insuffisant, il ne s’agit plus d’une obligation. Si l’arrêt des menstrues survient et qu’elle dispose d’un temps suffisant pour se purifier et effectuer cinq (5) rakkas, avant le coucher du soleil, elle doit s’acquitter des prières de zohr et d’asri (tisbar et takoussane). Si l’arrêt des menstrues intervient avant l’aurore et qu’elle dispose d’un temps suffisant pour effectuer les 4 rakkas de l’aurore (fadiar), elle doit s’acquitter de sa prière de maghred (timis) et de icha (guéwé). Par ailleurs, obligation es faite à la femme de connaître avec précision le début de ses menstrues. Si les menstrues surviennent après l’aurore (fadiar) et qu’elle dispose de temps pour effectuer une (1) rakka en état d’impureté avant le lever du soleil, elle n’est pas tenue de s’en acquitter après purification. Si les menstrues surviennent le soir et qu’elle dispose d’un temps suffisant pour effectuer une (1) rakka en état d’impureté avant le lever du soleil, elle n’est pas tenue de s’en acquitter après purification. Si les menstrues surviennent le soir et qu’elle dispose d’un temps suffisant pour effectuer cinq (5) rakkas en état d’impureté avant le coucher du soleil, elle n’a pas à s’acquitter de la prière de zohr et asri (tisbar et takoussane). Si elle ne peut effectuer plus que quatre (4) rakkas, alors elle doit s’acquitter de la prière de zohr (tisbar). Si les menstrues surviennent à l’aube et qu’elle dispose d’un temps suffisant pour effectuer plus que trois (3) rakkas, elle n’a pas à s’acquitter de la prière de icha (guéwé), mais doit s’acquitter de la prière de mahhreb (timis). En période de jeûne, la femme doit vérifier l’arrêt des menstrues avant l’aurore (fadiar). Si l’arrêt survient avant l’aurore (fadiar), la femme doit jeûner. Si l’arrêt des menstrues survient après l’aurore (fadiar), elle ne doit pas jeûner. Si elle ne sait pas si l’arrêt des menstrues a eu lieu avant ou après l’aurore, elle devra jeûner ce jour et retenir cette date et procéder plus tard à un jeûne de compensation.