Au Nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux
Qu'Allah,
le Très-Haut, accorde la Paix
à notre Maître MOUHAMMAD
et lui assure le Salut.
- Le début de cette oeuvre est béni, sa fin est agréée –
Nous
sollicitons Ton Secours, Ô Toi l'Assistant!
C'est auprès de Toi que nous trouvons notre Assistance.
La plus faible des créatures, l'indigent spirituel
envers son SEIGNEUR qui est L'OPULENT
et Le TOUT-PUISSANT,
- Mouhammad fils de son Maître Spirituel Mouhammad,
qu'il soit préservé dans les deux demeures de tout ennui,
dit:
- Louange à celui qui confère la faveur
par la Théologie, la Jurisprudence
et le Soufisme sanctifiant.
- Prière sur celui qui nous a apporte la Foi
(Al Imân), la Soumission
à ALLAH (Al
Islâm) et la Voie du Perfectionnement Spirituel
(Al Ihsân)
- En l'occurrence notre Seigneur MOUHAMMAD,
sur sa Famille et sur ses compagnons, dans le Présent et dans
le Futur.
- Sache qu'auprès du POURVOYEUR,
je sollicite une versification qui renferme le bonheur de la Jeunesse.
- Une versification dans laquelle se succèdent
respectivement trois chapitres qui conduisent à la Droiture.
- Je l'ai intitulée: "LE
VIATIQUE DE LA JEUNESSE, DANS L'OBÉISSANCE AU SOUVERAIN JUGE"
Preambule
- Ô vous la génération des
jeunes! si vous redoutez la honte, faites précéder l'action
de la science.
- Commencer d'abord par les dogmes de la Coutume Prophétique,
qui sont exempts d'innovations et de controverses.
- Ensuite, (étudiez) la Jurisprudence et après
ces deux, la science du Soufisme, qui écarte les vices.
- Après cela, des instruments sont absolument indispensables
à l'étude de la Tradition (du Prophète - P.S.L)
et des versets (du Saint Coran)
- Comme la Grammaire, la Prosodie, La Rhétorique,
la Linguistique Arabe et la Sémantique.
- Hâtez-vous tous alors vers la recherche du savoir
et combattez votre âme charnelle pour la compréhension.
- Ne remettez pas la recherche du savoir à votre
âge adulte, car cela prive de l'éminence.
- Car la mort est imminente, implacable et affreuse, elle
vient à l'improviste et nul ne lui échappe.
- Quiconque ne se hâte pas dans sa jeunesse vers
la quête du savoir, se laissant à la gouverne de sa passion
- Obtiendra très rarement le succès en cela
(le savoir), car il aura perdu ses aptitudes de Jeunesse.
- Rendez-vous compte que les parties de la Religion d'ALLAH
sont au nombre de trois, sans controverse
- D'abord la Confession de Foi (Al
Imân),
puis la Voie de la Soumission à ALLAH
(Al Islâm)
et après ces deux, la Voie du Perfectionnement Spirituel
(Al Ihsân); ne dormez point!
- La première s'authentifie dans la Théologie,
la seconde dans la Jurisprudence
qui est louable.
- Et la certification de la troisième se trouve
dans le Soufisme,
donc les réunir est nécessaire, sans hésitation.
- Il semble que la Théologie, dans une telle situation,
constitue l'Âme de la Religion d'ALLAH,
Le DÉTENTEUR DE LA MAJESTÉ,
- Son corps étant l'Islam ou la Voie de la Soumission
et le Soufisme, le Vêtement par lequel elle s'apprête.
- Tenez-vous à ce poème qui renferme les
Principes de ces Trois parties, ainsi vous serez l 'élite de
votre génération
- Je l'ai versifié au service d'ALLAH,
Le PRODUCTEUR, pour faciliter l'accession
à la Tradition de Celui qui est Choisi le Meilleur (Al Mukhtâr)
- Sur lui la Meilleure Prière et le Meilleur Salut,
sur sa famille et sur ses compagnons, les pures, les nobles
- Tant que l'aspirant (Al Murîd) réalise
le Bonheur par l'obéissance aux ordres de son Directeur Spirituel,
sans conteste
- Et tant que celui qui n'obéit pas, s'embusquera
dans le Filet de Iblîs (Satan), qui est abusif
PREMIERE SECTION: DES PARTIES DE LA RELIGION OU CHAPITRE DES ARTICLES DE LA FOI QUI PROCURENT DES AVANTAGES
- Votre credo consiste en la Profession de
Foi en ALLAH, aux Anges qui sont les Soldats
d'ALLAH
- En l'ensemble des Livres Révélés,
en son Jour Ultime, qui est le Jour du Tumulte
- En l'ensemble de ses Envoyés et au Décret
Divin, pour le bien comme pour le mal, partout où il advient.
Titre [PROFESSION DE FOI EN ALLAH]
- Votre foi en votre SEIGNEUR
est de certifier que Son EXISTENCE est
réelle
- Puis qu'IL est PRIMORDIAL
(Qidam) et n'a point de commencement
et qu'IL est SUBSISTANT (Baqâ')
et n'a guère de fin
- Qu'IL diffère de ses créatures, qu'IL
se suffit à Lui-même et qu'IL est UNIQUE
(Ahad), point IL ne s'assoupit
- IL n'a point de second, ni dans Ses Actes, ni dans Ses
Attributs
- Et que LA PUISSANCE (Qudratu),
de même que LA VOLONTÉ (Irâdatu)
et LA SCIENCE ('Ilm)
Lui reviennent nécessairement; referez-vous à la source!
- De même que LA VIE
(Hayât), L'OUIE
(Sam), LA VUE
(Baçar), puis LA PAROLE
(Kalâm), la pensée
est impuissante à l'imaginer
- Et qu'il est Le Puissant,
Le Volontaire, Le Savant,
Le Vivant et point il ne sera anéanti
- Qu'il est L'Audiant, Le Voyant, Le Parlant.
Puisse Allah vous accorder la lumière!
- Et qu'il Lui ne convient pas les contraires de tels
Attributs, ne déviez donc pas!
- (Tel que :) la Non-Existence,
l'Adventicité, l'Extinction,
la Similitude, l'Insuffisance
- comme nous autres -
- La Pluralité, l'Incapacité,
la Contrainte, la Surdité,
l'Ignorance, la Mort,
la Cécité, puis la Mutité
- Et (il ne lui convient également pas) d'être
Incapable, Sourd,
Contraint, Ignorant
ou Aveugle
- Mortel ou Muet
- qu'Il soit Exalté! - nous implorons de Lui une rédemption
et ce, par Sa Grâce
- Et quant a Lui - Exalté soit-Il! - nulle obligation,
quelle qu'elle soit, ne Lui incombe et on ne Lui assigne rien du tout
- En vérité, faire exister ou non tout être
possible, est loisible a Son Egard; n'en doutez point!
- Et quant a ce qui prouve Son Existence,
c'est Son Acte, qui exprime Son Unicité
- Car tout acte constitue un indice de son auteur, pour
celui qui est intelligent
- Ne vois-tu pas que le crottin nous indique l'existence
du chameau et la trace d'un pas, celle d'un marcheur (piéton)
?
- De même, la voûte céleste qui renferme
les signes du zodiaque, au-dessus du globe terrestre qui comporte de
larges voies de passage
- Les océans qui comportent des vagues et l'eau
du ciel qui tombe abondamment
- Donnent des indications concrètes à tout
individu raisonnable, qui est avisé, sur l'Existence
de l'Inventeur de l'Univers, qui est le
Tout-Puissant
Titre : LES ANGES
Que la Paix soit sur Eux
- Quant aux Anges, le credo en eux consiste
à affirmer et à être convaincu
- Que leur existence est indiscutable et puis, qu'ils
sont préservés des péchés
- Et qu'ils sont des créatures qui n'excrètent
ni matières fécales, ni urines, ils sont totalement purifiés
- Ce ne sont pas des mâles, du tout! et point ils
ne mangent, ni aussi des femelles, absolument pas! point ils ne boivent
- Plutôt ils sont tous des serviteurs honorables
et ils ne désobéissent pas aux Ordres de leur Seigneur
sur ce qu'il leur ordonne
- Le Maître du Genre Humain
les a créés à partir de sa Lumière et les
a différenciés par leurs formes
- Leur nourritures est la sanctification [d'Allah]
et leur breuvage est de se consacrer constamment à la louange
[d'Allah]; ne doutez pas de cela!
- Et il y a parmi eux, ceux en qui il est nécessaire
de croire, en les distinguant; O vous jeunes gens
- Leur nombre est de dix: L'Archange GABRIEL (Jibrîl),
puis MICHAEL (Mîkâ'il),
SÉRAPHIN (Isrâfîl)
- Et après ceux-ci AZRAEL (Azrâ'îl),
parmi eux MALIK et notre RIDWÂN,
le Garant
- Parmi eux RAQÎB
et ATÎD, puis MUNKAR
et NAKÎR, ils exécutent
tous, les Ordres qui leur sont assignés
- La révélation d'Allah
est conférée à Gabriel et la pluie est assignée
à Michael
- Raqîb (l'Observateur) et Atîd
(le Prédisposé) mentionnent tout ce qu'exécutent
les esclaves (d'Allah)
- Le souffle de la Trompette revient à Séraphin
et la préhension des âmes à Azrael
- Munkar et Nakîr parviennent à
l'individu après sa mort et l'interrogent, tous deux
- Sur les principes de la Profession de l'Unité
Divine, qu'il soit enseveli ou non après le retrait de l'âme
- Comme la victime des fauves, le noyé, la victime
chipotée par des oiseaux de proie et la victime de l'incendie.
- Ils arrivent, le font asseoir, au cas où il est
dans sa tombe et l'interrogent
- La manière d'interroger consiste, sans équivoque,
à remettre l'âme dans le corps de l'homme
- Et juste après le retour du cortège funèbre,
le mort entend les coups de semelles de leurs pas, si battement de semelles
il y a
- Leur voix s'assimile à un fracas de tonnerre
qui foudroie et leurs yeux ressemblent à des éclairs incandescents
qui brasillent
- De leur bouche jaillit quelque chose comme des faisceaux
étincelants, au moment de s'adresser à l'interlocuteur
humain
- Ils ne ressemblent ni à des Djinns, ni a des
Anges, avec leurs tortures violentes et l'intensité de leur noirceur
- Toutes les créatures les redoutent et même
les anges, sans divergence
- Chaque créature cherche protection contre ces
deux-là; puisse le Maître du Ciel
nous préserver d'eux!
- Puisse Allah nous maintenir
dans la Foi, au moment où l'on retire l'âme du corps
- Ensuite au moment de l'Interrogatoire, lors de la Résurrection,
jusqu'à notre entrée au Paradis de la Paix (Dâr
as-Salâm)
- Parmi eux il y a Mâlik qui est le gardien
de l'Enfer et notre Ridwân, le Concierge du Paradis
- Il est obligatoire de croire aux autres en dehors de
ceux-ci, seulement, en les généralisant, sans entrer dans
leur détail
- Excepte les Prophètes parmi ceux qui seront interrogés,
les Anges aussi, selon ce qui est rapporté
- Puis les martyrs, ainsi que les Véridiques (aç-çiddîqûn),
parmi eux aussi le débile mental et le possédé
- Et celui qui perpétue la récitation de
la Sourate La Royauté (Al Mulk)
(Sourate 77), et celui qui a trouve la mort lors d'une épidémie
- Et celui qui récite trois fois la Sourate La
Foi Pure (Al Ikhlâç) (Sourate
112) dans une maladie et y meurt; puisse Allah
éloigner de vous Satan le Maudit
- On compte parmi eux, celui qui meurt un jour de Vendredi
ou la veille du Vendredi, dans la nuit. Qu'Allah
vous comble de Ses Largesses.
Titre : LA FOI A PROFESSER A L'ENDROIT DES LIVRES REVELES
Puisse ALLAH le Très-Haut nous instruire de leurs Secrets au Nom de notre Maître Mouhammad, Paix et Salut sur Lui
- Votre credo à l'endroit des Livres
Révélés consiste, de votre part, à accepter
avec certitude qu'ils sont descendus
- De votre Seigneur, et que
tout ce qu'ils contiennent est authentique et vous indique la Parole
de L'Inventeur.
- Certain d'entre ces Livres sont révélés
dans des Tablettes (Lawh) comme d'autres ont été promulgués
par la Langue des Anges.
- Leur nombre correspond à la valeur numérique
du composé QADUM, dont la lettre Dal dénuée de
tout signe diacritique, est précédée de la lettre
Qaf (Qaf=100; Dal=4. Soit 104), d'après les parfaits érudits.
- Il a été révélé un
nombre correspondant à la valeur numérique de la lettre
Ya (soit dix) à notre père ADAM, puis cinquante
a son fils SETH
- Ensuite un nombre de Livres correspondant à la
valeur numérique de la lettre Lam (soit trente) a été
révélé à ESDRAS (IDRIS) et un nombre
correspondant à la valeur numérique de la lettre Ya (soit
dix) à son Ami qui est le sincère (ABRAHAM), réfléchis!
- Ceux-ci forment le nombre de Livres correspondant à
la valeur numérique de la lettre Qaf (soit cent); quant à
la lettre Dal (soit quatre), ce qu'elle symbolise ressort de ce qui
suit
- Le Pentateuque,
parmi ces Livres, fut reçu par MOÏSE, comme JÉSUS
reçut l'EVANGILE AUTHENTIQUE.
- Puis les Psaumes
furent révélés à DAVID et notre SEIGNEUR
a reçu Le Discernement (
le Coran)
- En l'occurrence MOUHAMMAD,
la Meilleure des créatures d'Allah,
sans hésitation, ni suspicion
- Sur lui la meilleure Prière du Maître
du Genre Humain, puis sur eux et sur tout homme bien guidé.
- Il y a lieu également de faire la distinction
dans la Foi à professer envers eux [les Livres ], auprès
de ceux qui connaissent.
- Il est exclusivement obligatoire de distinguer les quatre
Livres précités et non les autres; éclaire celui
qui est dans l'erreur!
- Celui qui nie une chose établie parmi les nécessités
de raison qui sont bien connues
- Est un infidèle; mais quant a ce qui n'est pas
établi comme nécessité de raison, quiconque le
remet en cause
- N'en est pas pour autant un infidèle, mais on
l'informe, cette thèse est celle qui est rapportée par
ceux qui savent
Titre : LA FOI A PROFESSER A L'ENDROIT DES ENVOYES
Sur eux la Paix et le Salut
- Votre credo à l'endroit des Envoyés consiste
à croire en eux et a ce qu'ils ont reçu de leur Seigneur.
- Il est indispensable à leur égard (pour
accomplir leur mission) la Sincérité, la Fidélité et leur Transmission
(du Message).
- Si tu considère qu'il est inadmissible à
leur égard qu'ils commettent le Parjure, le Mensonge
et la Dissimulation de la Vérité, tu obtiendras
la sécurité.
- La Sincérité, c'est communiquer
exactement ce qui correspond à la réalité à
rapporter, je veux dire: de sorte qu'il y ait conformité
- Quant à la Fidélité, d'après
celui qui fait autorité, c'est la préservation de l'ensemble
des organes du corps et ce, de façon absolue
- De commettre ce qui est illicite, ou ce qui est blâmé
par le Maître du Ciel.
- Leur Transmission consiste à exécuter
l'Ordre qu'ils ont reçu, à savoir: communiquer la Vérité
aux créatures.
- Le Mensonge est le fait de rapporter quelque chose de
contraire à la réalité des faits, sans qu'il y
ait conformité
- Quant au Parjure, il est défini comme l'accomplissement
d'actes prohibés ou blâmables
- Le fait de manquer de transmettre fidèlement
ce qu'on leur a ordonné de communiquer s'identifie comme la Dissimulation
(de la Vérité).
- Est possible à leur égard tout accident
(qui arrive aux humains) et qui ne conduit pas à l'avilissement,
tel que la maladie
- Si celle-ci (la maladie) n'est pas repoussante, le mariage
aussi, la vente, l'achat - puisse Allah
vous accorder le succès!
- Aller au marché, manger et boire, car tout cela
leur augmente la meilleure rétribution.
- Quant à la preuve de leur Sincérité,
ce sont les miracles qui leur proviennent du Majestueux
- Comme si Le Très-Haut
disait (par ces miracles): "Mon Serviteur que voici, est sincère
dans tout ce qu'il annonce."
- Quant au miracle, c'est un phénomène prodigieux,
subordonné à la Mission d'Invitation (à Allah)
de celui qui l'opère
- Avec un défi (Tahaddi),
de sa par, lancé avant la réalisation de l'opération
et qui rend impuissant, dans le temps
- Tout opposant qui veut porter la contradiction à
ce défi; ceci relève de l'Assistance Victorieuse du Juge
(Ad-Dayyân).
- Le sens du vocable Tahaddi
est l'engagement que prend celui qui est envoyé, en disant: "le
signe de ma sincérité est telle chose!" et que
cela se vérifie
- A l'instar du "fendage de la lune",
très célèbre en Hagiographie (du Prophète
- P.S.L) et comme le "témoignage orale de son Iguane",
qu'on a l'habitude d'entendre.
- Quant à la Fidélité, il faut dire
que s'ils avaient parjuré - sur eux le Salut du Clément
-
- En accomplissant quelque chose de blâmable ou
de prohibé, il serait indispensable de leur obéir dans
cette voie
- Car Allah, le Majestueux,
a ordonné de suivre leur exemple dans leurs paroles et leurs
pratiques
- Comment cela! alors que Le Maître
du Ciel condamne la dissimulation de la Vérité
et celui qui s'y emploie
- Et interdit également à tous, sans exception,
la désobéissance et la turpitude
- C'est typiquement par l'argument de la Fidélité
qu'apparaît le bien-fondé de la Transmission (du Message),
pour l'observateur critique.
- Quant à la preuve que l'accident (lié
a la condition humaine) est possible à leur égard - sur
eux la Prière de leur Seigneur
- C'est le témoignage (de leur contemporains) que
cela leur arrivait et constitue un moyen de les détourner du
Bas-Monde et de les élever a des degrés supérieurs
- Le nombre des Envoyés correspond à
la valeur numérique des lettres DJIM (soit trois) et Yâ
(soit dix) et après ces deux, la lettre Sîn (soit trois
cent), dénuée de tout signe diacritique, on l'a rapporte
- Son composé alphabétique est DJAYSUN (soit
trois cent treize); on dit également que c'est le composé
DAYSUN, avec un Dâl dénué de tout signe diacritique
(soit trois cent quatorze); d'autres disent que c'est le HAYSUN (soit
trois cent quinze)
- Mais l'ensemble des Prophètes et des Envoyés
est équivalent à la valeur numérique du composé
alphabétique QAKADUN (Qâf=100; Kâf=20; Sîn=300)
soit cent vingt quatre, multiplie par mille (124.000), O toi
bonhomme!
- Votre crédo envers eux exige une distinction,
réfléchissez sur cela et ainsi votre quête sera
satisfaite.
- Distinguer ceux qui figurent dans le Coran, leur
nombre correspond à la valeur numérique du composé
KAHUN (Kâf=20; Hâ=5) (soit 25), sans diminution
- MOUHAMMAD,
ADAM, NOÉ, HOUD, ESDRAS, LOTH,
SALEH, DAVID
- Et JOSEPH, JONAS, JOB, AARON,
JEAN BAPTISTE, de même que JACOB
- ELIE, ELISEE, ABRAHAM, ISAAC,
ISMAEL et l'Interlocuteur (MOISE)
- Et ZACHARIE, SALOMON, de même que
DHUL KIFLI, JÉSUS et CHOUAIB; retiens cela!
- Sur notre Prophete, L'Eminent, Le Héros, et sur
eux tous, la Paix et le Salut.
LE JOUR ULTIME
Qu'ALLAH Le TRES-HAUT nous préserve de ses frayeurs
- Votre crédo - ô vous les jeunes! - en un tel Jour, est d’être convaincu
- Qu’il est réel et que ce qu’il comporte, aussi bien en joie qu’en tristesse, est réel également
- Tel que la RESURRECTION, le GRAND RASSEMBLEMENT, la BALANCE, la VASQUE (Al Hawd), le PARADIS (et ses délices), l’ENFER (et ses affres)
- Comme le PONT, le PASSAGE [SUR LE PONT], le REGLEMENT DES COMPTES, l’INTERCESSION DU PROPHETE et le CHATIMENT CRUEL
- Il sera demandé à un sujet des comptes infinitésimaux de Qitmîr, puis de Fatîl et de Naqîr
- Il se passera une vengeance au talion entre une victime sans cornes et un coupable cornu, en signe de loyauté en la circonstance
- Et pour tout ce qu’un individu aura accompli comme acte, il en recevra la rétribution, le Jour de la Détresse
- Puisse DIEU nous compter parmi ceux qui ne connaîtront ni peur ni chagrin
- La mort et l’interrogation dans les tombes sont aussi intégrées dans ce Jour, d’après ce qui est répandu
- Car le processus de la Résurrection comprend deux Etapes la Petite et la Grande ; saisissez mon exposé!
- La Petite d’entre elles consiste en la mort (de tout individu); et quant à la Grande Etape, c’est la mort de tout le genre humain
- Son commencement découle du deuxième souffle de la Trompette, marquant le déroulement des faits
- Jusqu’à l’installation de certains au Paradis et d’autres en Enfer, par Sa (DIEU) Décision
- Ses appellations sont évoquées par le PROCUREUR DES DESSEINS plusieurs fois dans les Sourates du Coran
- Celles-ci (les appellations) sont des caractéristiques sur les frayeurs, les terreurs intenses et les situations terrifiantes
- Sa durée, en nombre d’années - dis-le! - est comptée à cinquante mille, conformément à la Déclaration de l’ABSOLU
- Et on compte parmi les terreurs du Jour du Rassemblement, la préhension de tous les livres des comptes et ce, ouvertement
- Celui qui recevra son livre par la main droite en ce Jour, sera sauvé du châtiment
- Quant à celui qui le recevra par la main gauche Demain, il rencontrera l’épreuve et le péril
- Puisse le BIENVEILLANT, le MISERICORDIEUX, nous compter là-bas parmi ceux qui ne connaîtront pas l’affliction
- Au Nom de Celui sur qui nous perpétuons le Salut et la Paix et sur quiconque est dans la Bonne Voie
CROYANCE AU DECRET DIVIN
Puisse ALLAH nous instruire de ses subtilités et nous accorder la patience de la supporter. Amen!
- Votre foi - vous les jeunes!- au Décret Divin, est d’accepter et d’être convaincu
- Que tout ce qui arrive dans le temps, quelles qu’en soient les circonstances, manifestement ou secrètement
- Est connu de votre SEIGNEUR et relève de Sa VOLONTE et de Sa PUISSANCE ; prenez bien soin de cet enrichissement!
- Et que cela Soit un bien, s’agissant de l’obéissance, ou un mal, consistant en l’innovation blâmable
- Que ce soit agréable, comme la récompense de celui qui observe la Loi (du SEIGNEUR), ou amer comme le châtiment de celui qui professe l’hérésie
- Et que jamais un agent n’est à l’origine d’un effet quelconque, Si ce n’est Celui Qui a créé les adorateurs
- Si les créatures dans leur totalité s’accordaient à vous rendre service, elles n’y parviendraient jamais, s’Il [DIEU] s’y oppose
- En vérité, Si elles se coalisaient pour faire bouger uniquement un atome et ce, à l’unanimité
- Sans la VOLONTE du CLEMENT, elles en seraient incapables, sans doute
- Et tout destin auquel nous échappons, c’est Lui Qui n’a pas voulu que cela nous touche, dans le temps
- De même, s’il est un sort que nous subissons, c’est Lui Qui n’a pas voulu qu’il nous épargne, parmi les épreuves
- La formule "IL N Y’A DE DIVINITE QU’ALLAH ET MOUHAMMAD EST L’ENVOYE DE SON SEIGNEUR"
- Renferme tous ces principes, c’est pourquoi elle est manifestement l’indice de la Foi
- Ne soyez jamais hostiles à quelqu’un que vous voyez prononcer de sa bouche "Il n’y a de Divinité Si ce n’est ALLAH"
- Car, assurément, on ne trouve pas, parmi les formules qui mentionnent le NOM de DIEU, son pareil, selon les propos du rapporteur
- Puisque la Fonction Divine implique que la Suffisance de notre SEIGNEUR, le POURVOYEUR DES NANTIS, se passe de toute chose autre que Lui - Même
- De même que tout autre que Lui ait besoin de Lui - Exalté soit-Il! - le SOUVERAIN que nous révérons
- Le commentaire de la formule "Il n’y a de Divinité Si ce n’est ALLAH" est: nul autre n’est autosuffisant, n’ayant besoin de rien, en dehors de lui
- Si ce n’est DIEU Seul, l’UNIQUE, le DOMINATEUR, le PUISSANT, l’AGENT de ce qui Lui est loisible
- Et il n’y a nul autre dont tout autre que lui a besoin de lui, Si ce n’est DIEU, le CREATEUR DU GENRE HUMAIN
- Puis la formule "MOUHAMMAD est l’Envoyé de DIEU", sur lui les Meilleures Prières de DIEU
- Est la Profession qui englobe la Foi envers les Prophètes envoyés et non envoyés et envers les Anges chargés de mission
- De même, la Foi aux Livres Célestes et au Jour du Jugement est incluse dans celle-ci et également, tout ce qui se rapporte à ce jour
- Est aussi incluse dans cette formule, la Foi au Décret du TOUT-PUISSANT, ô vous les jeunes !
DEUXIEME SECTIOIN: LES PARTIES DE LA RELIGION DE CELUI QUI TRANSCENDE TOUTE CHOSE OU CHAPITRE SUR L’INTELLIGENCE DE LA JURISPRUDENCE QUI PERMET D’ÊTRE SUR SES GARDES.
- Votre Soumission à DIEU (Islâm), c’est: la MENTION DU NOM DE DIEU (Dhikr), la PRIERE, le JEUNE, puis le PELERINAGE, de même que l’AUMÔNE LEGALE
- Chacun (de ces Piliers) est une condition de la Foi; cependant certains d’entre les pieux anciens (Salaf) sont divergents sur la croissance ou la décroissance de la Foi
- Mais l’opinion la plus répandue est que la Foi décroît ou croît, suivant qu’on augmente ou diminue les actes d’adoration (de DIEU)
- D’autres soutiennent qu’elle (la Foi) ne croît, ni ne décroît et qu’il n’y a point de divergence notoire
LA PURIFICATION
- La Purification, d’après ce qui est recueilli auprès d’eux (les jurisconsultes), s’effectue au moyen d’une eau rituellement
- C’est celle qui est exempte de toute altération, dans sa saveur, sa couleur et dans son odeur, cela est connu
- Et à chaque fois qu’elle est transformée par une substance étrangère non souillée, elle reste pure, mais ne peut pas purifier
- Elle est bonne pour les utilisations d’usage, comme celles de la cuisson, de la boisson, mais non pour les usages cultuels, d’après l’unanimité
- Excepté le cas où la substance (transformante) lui est naturellement liée, comme la terre rouge qui l’accompagne
- Quant à celle qui est corrompue par une souillure, elle n’est ni pure, ni purifiante
LES CINQ PRIERES
- Il est établi que les cinq Prières Rituelles sont des prescriptions obligatoires - que DIEU vous préserve de la confusion! -
- Selon le CORAN, la COUTUME SACREE (Sunna) et le CONSENSUS (des Savants); celui qui refuse délibérément de s’en acquitter
- Par pure négation, est un apostat Selon la Législation, on lui offrira trois chances pour se repentir
- S’il se repent, on le lâche; mais s’il refuse de se repentir, on le tue au glaive en lui tranchant le cou
- Et point il ne sera soumis au lavage funèbre, ni recouvert de linceul, il sera privé de la prière sur le mort, point il ne sera inhumé
- Parmi les musulmans (dans les cimetières), mais l’Imâm enverra quelqu’un chargé de l’ensevelir et il ne sera pas tourné vers
- Notre Direction de prière et l’ensemble de son patrimoine sera déposé au Trésor Public des musulmans
- Mais celui qui reconnaît le caractère obligatoire de la prière et refuse de l’observer, sans excuse valable
- On lui accordera un délai jusqu’à ce qu’arrive l’heure de la prière, dans l’espoir de le voir obtempérer
- Puis on lui ordonnera de prier, jusqu’à ce qu’il ne reste de celle-ci (la prière) que le temps d’exécuter une seule rak`a, pas avant cela
- En ses deux prosternations, dans le délai ultime (ad-darûrî), sans pouvoir réciter la Fâtiha (Sourate d’Ouverture), ni marquer l’équilibre, cela est bien médité
- S’il refuse jusque-là, l’autorité compétente doit l’exécuter fermement au glaive, mais pas avec les formes de sanctions réservées à un mécréant
- Et même s’il regrette sa conduite, en disant: "Permettez-moi d’obéir !", évitant seulement le pire, on n’en tiendra pas compte
- Sa prière funèbre ne sera pas dirigée par une personne distinguée, ceci, en signe d’avertissement aux autres
- Et sa tombe ne sera pas aplanie, mais moutonnée, car il est quand même musulman, sans divergence
- Telle est la sentence prononcée par le Cadi de descendance arabe, que le SEIGNEUR Qui réalise les besoins lui fasse Miséricorde
LA PURIFICATION
- Celui qui se désiste de la purification, sans excuse valable, sera exécuté fermement, mais non comme on le ferait avec un infidèle
- Car la prière ne se réalise pas sans elle, c’est en cela qu’elle s’avère obligatoire
Exhortation qui aide à discerner les actes obligatoires et traditionnels et à ne pas négliger leur connaissance dans le culte.
- L’Imâm Al Awfi - que la Clémence du MISERICORDIEUX soit sur lui - a rapporté de ses Maîtres Spirituels, qui sont les tenants des sciences, ce qui suit:
- Celui qui fait la prière et l’accomplit le plus parfaitement
- En priant comme DIEU l’a ordonné - Exalté soit - Il! -, en respectant toutes les modalités apparentes
- En accomplissant les génuflexions et les prosternations et en exécutant les stations debout et assises
- Et n’omettant apparemment rien dans la prière et qui, à la fin, interrogé
- Sur les actes obligatoires ou traditionnels qui s’y rapportent, l’avis des Docteurs de la Loi
- Et sur le caractère de la prière est-elle obligatoire, méritoire, traditionnelle, selon les Textes?
- Mais, ignorant tout de ce qu’on lui demande, il répond, en naïvement à son interlocuteur
- "Je me conforme, au moment où les gens célèbrent l’office, à ce que je les vois faire"
- Sa prière devient alors nulle, mais il apparaît là-dessus une divergence de points de vue, entre les vertueux savants
- Notre Maître Al Awfi a dit qu’une telle prière est nulle et il a blâmé énergiquement les conditions d’une telle prière
- Et se trouve dans le même cas, en matière de juridiction, d’après ce qui est rapporté, celui qui accomplit ses ablutions apparemment
- De manière excellente et parfaite, sans addition, ni diminution flagrante (d’un acte)
- Et point il ne distingue en la circonstance, à travers tous ces actes, ce qui est de caractère obligatoire ou traditionnel
- Celui-là maintient intact son état d’impureté mineure, de même que sa souillure majeure, retiens cela!
- Sa prière est nulle et n’est pas agréée ; en vérité, il a commis des péchés à travers tout cela
- Il a désobéi à son SEIGNEUR et au Prophète, sur lui les Meilleures Prières de DIEU
- Il ajoute que tout ce qui est accompli dans de telles conditions, parmi les actes d’adoration, est vain
- Certains parmi les Docteurs jugent que celui qui accomplit la Purification Majeure ou l’Ablution, sans imperfections effectives
- En ayant formulé l’intention au début de la Purification Majeure ou de l’Ablution, celui-là a acquitté
- Ce que DIEU a prescrit, sa pratique demeure valable et il en sera quitte, d’après ce qui est plus autorisé
- De même, sa prière est valable, dès lors qu’il a formulé l’intention de remplir une obligation de son SEIGNEUR
- Et jamais il n’est pécheur ou désobéissant, à cause de son manque d’instruction et d’assurance
- Quant au jugement de l’Imâm Al cawcher, puisse DIEU lui accorder Son Agrément le Jour de l’Angoisse
- C’est une intimidation et un avertissement aux adorateurs qui sont aussi indifférents et égarés que la matière inerte
- Afin que chacun puisse persévérer à connaître ses obligations religieuses, sans rébellion
- Puisse le DETENTEUR DE LA MAJESTE le rétribuer en bienfaits et nous profiter tous ensemble par lui et éloigner de nous le mal
Les actes obligatoires de l'ablution
- Les Obligations Divines de l’Ablution, conformément à ce qui est cité, sont au nombre de sept, selon l’opinion la plus répandue
- Notre formulation de l’intention, notre lavage du visage, des avant-bras, ensuite la rapidité dans l’exécution et le frottement, il en est ainsi
- Et le passage des mains mouillées sur la tête, puis le lavage des pieds, qui est la septième, comme cela apparaît dans la source
Les actes traditionnels de l'ablution
- Ses Actes Traditionnels, comme les Obligations Divines sont comptés à sept, conformément à ce qui a été tiré des maîtres en jurisprudence
- Lave-toi les mains, rince-toi la bouche, renifle l’eau alors, nettoie les oreilles, de même purge l’eau hors des narines
- Effectue le sixième en repassant les mains sur la tête, en sens inverse, et respecte l’enchaînement des actes, ainsi tu seras approuvé par les gens qui se consacrent à l’étude
- Un avantage découle de la sentence qui dit que celui qui prononce, après sa purification (mineure): "je témoigne...."
- Jusqu’à la fin de la Profession, les Portes du Paradis lui seront ouvertes en ce moment, afin qu’il y pénètre
- Il peut, par n’importe quelle porte entrer, selon son choix, mais leur divergence (1es Docteurs de la Loi) porte sur le moment (de l’ouverture)
- A l’endroit de quiconque voudrait connaître leur enchaînement (1es actes de l’Ablution), en une excellente suite d’actes, dans une belle versification
- La meilleure manière de faire les Ablutions, c’est de laver les mains jusqu’au poignets, en formulant l’intention, effectivement
- Puis, se gargariser la bouche, trois fois de suite, en se rinçant les dents, renifler et purger l’eau hors des narines, de même trois fois
- Et se laver le visage, les avant-bras, chacune des parties à trois reprises, sans inconvenance
- Faire passer les mains trempées sur la tête en la frictionnant aller et retour, nettoyer les oreilles après renouvellement de l’humectage, il en est ainsi
- Et laver les pieds, en faisant passer l’eau entre les orteils et en frottant (Takhlîl), en formulant l’intention de se repentir auprès du MAJESTUEUX
- Et le lavage des mains est recommandé même Si elles étaient toutes deux propres, d’après ce qui est rapporté
- Ou qu’on se purifie d’une souillure majeure, ou encore - dis - le !- qu’on vienne de se réveiller d’un sommeil quelconque, c’est l’avis des jurisconsultes
- Ou qu’on accomplisse ses ablutions, dans un fleuve ou dans une autre étendue d’eau, ou qu’on les renouvelle, selon ce qui est relaté
- Ce lavage (des mains) est un acte d’adoration, selon le célèbre avis, qui n’entre en vigueur que par la formulation d’une intention, et ce, sans mensonge
- Si un facteur d’annulation t’arrive au cours de l’Ablution après le lavage des mains, reprends alors celui-ci
- L’Obligation Traditionnelle dans un tel acte, se rapporte au premier lavage, les lavages additifs sont méritoires, sans faute
- Peu importe que le lavage des mains, au début de la purification, se fasse dans une eau courante ou dans une nappe d’eau
- Votre introduction de l’eau (d’Ablution) dans la bouche, en la rinçant, et le fait de la rejeter, c’est ce qu’on appelle le gargarisme
- Et la définition du reniflement est l’aspiration de l’eau par l’inspiration nasale; au moment de l’accomplissement
- Celui qui n’a pas jeûné l’attire jusqu’au cartilage des narines, mais non celui qui a jeûné, selon l’avis du savant
- Et la définition de l’expiration nasale de l’eau (d’Ablution) est, sans divergence, le fait de purger l’eau par le souffle du nez
- En pinçant la partie supérieure du cornet du nez avec l’index gauche et le pouce, mais pas à la manière d’un âne (qui brait)
- Le retour du passage des mains humectées sur la tête commence à la fin du premier passage et se termine à son point de départ
- Le début de la tête, c’est la pousse frontale du cuir chevelu et la fin est manifestement au-dessus de la nuque
- Celui qui accomplit le passage des mains sur la tète, place ses pouces (doigts) alors sur ses tempes
- Puis il joint les doigts des mains les uns aux autres ensemble sur la tête
- Et le nettoyage des oreilles se fait à l’intérieur et à l’extérieur (du pavillon) ; puis l’extérieur
- (Du pavillon) est ce qui est contigu à la tète et ce que l’œil perçoit en lui, est l’intérieur, d’après l’intègre
- Et ils (les érudits) blâment le fait de laver avec insistance les plis, car cela est une exagération en religion
- Verse l’eau (sur les mains) de manière à humecter les index et les pouces, à l’effet du renouvellement de l’humectage
- L’enchaînement (des actes de l’Ablution) dont on parle est le même que celui mentionné dans le Livre de notre SEIGNEUR
Les actes obligatoires de la purification majeure
- Les Actes Obligatoires de la Purification Majeure sont au nombre de quatre: le premier est la formulation de l’intention au moment de commencer
- Et l’enchaînement ininterrompu, le frottement dans le lavage, la friction des cheveux et le fait de faire passer l’eau sous les tresses, pour toute personne ainsi coiffée
Les actes traditionnels de la purificatoire majeure
- Ses Actes Traditionnels sont au nombre de quatre : se laver les mains au commencement comme dans l’Ablution, imite donc cela!
- Se rincer la bouche, de même que renifler l’eau et nettoyer par humectage la cavité de l’oreille, de l’avis des Sommités
- Celui qui veut savoir l’ordre à suivre dans la Purification Majeure, je l’ai versifié exactement comme il est rapporté
- Celui qui s’acquitte du bain lustral de la souillure majeure, dans les meilleures dispositions de son rituel, lave
- Alors ses mains, trois fois de suite, jusqu’aux poignets et purifie les parties de son corps entachées de souillure
- Puis il se rince la bouche, renifle l’eau, jusqu’à la fin de l’action (l’Ablution), sans discordance
- En raison d’un seul lavage par membre, en frictionnant à leur racine les cheveux de sa tête, selon ce qui est dit
- En commençant de la nuque vers le front, afin d’éloigner le mal
- Et en lavant avec trois aspersions d’eau renouvelées, sa tête, après le frictionnement des cheveux
- Ensuite prendre de l’eau dans sa paume droite, incliner la tête et laver
- Son oreille droite, de même que celle de gauche et se laver la nuque, après cela, laver
- Le flanc droit de son corps jusqu’au genou et faire de même pour son flanc gauche, avec de l’eau purifiante, en quantité suffisante
- Et laver la jambe droite jusqu’à la cheville, faire de même pour la jambe gauche et terminer
- Par le ventre et par la poitrine, après avoir lavé au préalable le dos
Glose de certaines expressions
- Le sens véritable de l’intention est le dessein qui anime le cœur de quelqu’un en une chose pour la FACE du CREATEUR DES SERVITEURS
- Et non pour un simple plaisir comme celui qui se rafraîchit, ou par simple habitude comme se présenter à la mosquée
- Il est blâmable d’en faire la formulation par la langue, sauf dans le cas de celui qui est constamment dans le doute, conforme-toi!
- Le visage a ses dimensions : une longueur, de même qu’une largeur, connues de tout le monde
- La longueur va de la limite frontale habituelle des cheveux à l’extrémité du menton, appréhende donc ce qu’on veut dire!
- Quant à la largeur, elle va d’une oreille à une autre, mais d’aucuns disent plutôt: d’une joue à l’autre; ô toi le raisonnable!
- Le sens véritable du frottement au cours du lavage, c’est ton passage de la main sur l’endroit à laver, selon l’avis de la Sommité
- En y versant de l’eau en même temps ou après, de façon modérée, comme l’a rapporté celui qui l’a défini
- La définition de l’enchaînement ininterrompu, d’après ce qui est dit à l’unanimité par eux (les érudits), est la succession
- Dans votre exécution, de tous les actes relatifs à la purification, c’est-à-dire en un seul temps
- Sans coupure inconvenante, et les pieux (anciens) ont une divergence d’esprit quant à son caractère obligatoire ou traditionnel
Complément
- Evitez cinq choses, en accomplissant votre ablution, si jamais vous aspirez à la Bonne Voie
- Ce sont: frapper le visage avec l’eau, de même que la prononciation de la formule de glorification (Takbîr) par celui qui lave son visage, cela est retenu
- De la même manière, prononcer à ce niveau la formule de témoignage de foi (Tashahhud) et le fait de verser l’eau en dessous du front, car cela
- Conduit le passage des mains à déborder sur ce qui est au-dessus, gardez-vous de secouer les mains avant la prise de l’eau
- Car chacune de ces choses fait partie des actes d’un possédé, Zarrûq et Al Madyûn ont cité cela
- Sur eux l’Agrément du DETENTEUR DE LA MAJESTE et la Miséricorde de DIEU, de façon continue
- Puis ils ont déclaré obligatoire le fait d’inclure le coude (dans le lavage), mais non le fait d’ôter l’anneau
- Généralise le passage des mains mouillées sur la totalité de la tête (au cours de l’Ablution) et quant au lavage, il est suffisant à la place du passage des mains mouillées (Mash)
- Et il est obligatoire de laver ce qui pend de la chevelure, mais il n’est pas obligatoire de défaire les tresses d’une personne
- Il suffit à la nouvelle mariée d’effectuer le passage des mains, durant l’Ablution, à la surface de la tête coiffée à partir d’une variété de produits parfumés qu’on connaît
- Et Si l’eau se dessèche avant l’achèvement du passage des mains sur la tête (Mash), on ne les retrempe pas
- Il ne vous incombe pas au cours du lavage (d’un membre) de laver les parties profondes (ex : cicatrices profondes)
- L’inclusion des chevilles au cours du lavage de vos pieds est obligatoire, sans contrevérité
- Et on trouve dans le Recueil Authentique de la Tradition Musulmane de notre Maître Bukhârî - sur lui l’Agrément de DIEU, le PRODUCTEUR-
- Que le Prophète a dit sous forme d’interrogation : "Voyez vous si ..." jusqu’à la fin de la sentence
- Et on retrouve dans les rapports (de la Tradition Musulmane) : "S’il se lève ", comme on retrouve : "Qui se lève ...", qui sont deux sentences de la Tradition Musulmane
Les actes obligatoires de la lustration pulvérale
- Quant au nombre des Actes Obligatoires de la Lustration Pulvérale, il est symbolisé par la valeur numérique de la lettre "Hâ" (soit huit): le premier est la formulation de l’intention, selon ce qui est mis en évidence
- Puis l’usage du çacîd pur, l’enchaînement ininterrompu (dans l’exécution), le premier tapotement avec les paumes des mains et l’essuyage manifeste
- Du visage et des poignets, et l’enchaîner (le Tayammum) au culte à acquitter, d’après ce qu’ils (les érudits) ont dit
- Et son accomplissement doit avoir lieu lorsque l’heure de la prière est présente, mais pas avant cette phase, selon ce qu’on a tiré de la référence
Les actes traditionnels de la lustration pulvérale
- Les Actes Traditionnels de la Lustration Pulvérale (Tayammum) sont triples, à savoir: l’ordre de leur enchaînement, ton renouvellement du tapotement, ô toi l’intelligent
- Je veux dire que ce tapotement se fait avec les paumes, ensuite le saupoudrage de l’avant-bras (des poignets aux coudes), d’après ce qu’on sait
Les facteurs d'annumation de l'ablution
- Les facteurs d’annulation sont de deux catégories: les souillures et les causes de nullité (de l’Ablution), sans faute
- Quant aux souillures qui l’annulent, elles correspondent à la valeur numérique de la lettre "Hà’ soit cinq; note que les trois sont sécrétées par l’organe de copulation, ce sont: la sécrétion prostatique (Madhyu)
- Le liquide blanc et épais émis après la miction (Wadyu) et l’urine; puis les deux autres proviennent de l’orifice du rectum: la sortie du gaz intestinal fétide et les selles, cela est dominant
- Mais quant à ce qui cause la nullité (de l’Ablution), c’est d’abord le sommeil, qui se divise en quatre degrés, soit le correspondant de la valeur numérique de la lettre "Dâl", d’après l’esprit de celui qui sait
- Ils (les Erudits) annulent l’Ablution par le sommeil long et lourd, le contraire (sommeil long et léger) également annule (l’Ablution)
- Puis, le bref et léger état de somme n’annule point l’Ablution, de même que son contraire (sommeil bref et lourd) à la suite duquel il est méritoire de refaire l’Ablution
- Ensuite, fait partie des causes de nullité de l’Ablution l’amnésie, de même que l’obsession, d’après les propos qu’ils ont tenus
- Et l’Imâm Malick a évoqué l’évanouissement ; quant à moi, j’ajoute le déséquilibré qui jouit d’une exception à la règle
- Et, au même titre que celles-ci (les causes), l’apostasie, qui est une infidélité après la soumission, de même que l’ébriété
- Peu importe que cela émane de quelque chose de légal, comme la crème de lait, ou prohibé, comme l’alcool ; prends donc soin de cela!
- L’Ablution est annulée, d’après les clairvoyants, par le doute au sujet d’une souillure, réfléchissez
- Et on a tenu d’eux que l’annulation survient également par le toucher de la verge, avec le contact
- Du creux palmaire ou de la face plantaire des doigts ou de leurs bords et même s’il s’agit d’un doigt
- En plus (cas du polydactyle), à condition qu’il soit sensible comme les autres doigts; puisse DIEU vous diriger sur la Bonne Voie!
- Le contact corporel (avec une femme) annule l’Ablution, d’après les connaisseurs, et il est de quatre formes
- L’intention avec l’obtention effective de la jouissance est une cause qui annule assurément l’Ablution, mais son contraire ne l’annule pas
- Et l’absence d’intention, avec obtention d’une jouissance est une cause qui annule l’Ablution, rendue célèbre par les gens doués de clairvoyance
- Et partout où il a nourri l’intention, sans jouissance, qu’il sache que son Ablution est nulle
- L’Ablution ne s’annule ni par l’attouchement de l’orifice du rectum, ni par celui des testicules, d’après l’analyse
- Ni par l’attouchement du sexe d’une fillette qui, dans la Tradition Musulmane, n’est pas à l’image de celle qu’on désire
- L’Ablution ne s’annule ni par le vomissement, ni par la consommation de la viande grasse de chameau, ô vous l’assemblée!
- Ni par l’application de ventouses, ni par la saignée et ni par l’éclat de rire, d’après notre point de vue
- Ni par l’attouchement d’une femme de son propre sexe, mais Si elle courbe le doigt à l’intromission, d’après ce qui est de coutume, elle devra refaire ses Ablutions
LA PRIERE
Les conditions nécessaires à l'office de la prière rituelle
- Les conditions de la Prière Rituelle se divisent, sans faute, en deux parties: sa nécessité et sa validité
- Les conditions qui se rapportent à sa nécessité sont de cinq ordres: la profession certaine de la Soumission à DIEU (Islâm)
- Puis la puberté, la raison, entrer dans l’heure fixée, être atteint par l’Appel de l’Effaceur des péchés, en l’occurrence l’Envoyé (de DIEU)
- Que le Salut, la Paix et l’Honneur de notre SEIGNEUR soient sur lui, sur sa famille et sur ses compagnons
- Quant aux conditions de validité qui sont arrêtées, elles sont également de cinq ordres, d’après ce qui est établi, à savoir:
- La pureté consécutive à l’impureté légale dite mineure (Hadath), ensuite la purification qui consiste à enlever une souillure (Khabath)
- La troisième est de se diriger vers Son (DIEU) Temple Sacré, se couvrir les parties honteuses et cesser de parler
- Avec votre renoncement à toute autre préoccupation et intensifier vos actions dévotes pour l’Amour de DIEU
L’appel à la prière et l'appel renouvelé
- L’appel à la prière (adhân) et une pratique renforcée de la Tradition Prophétique, dans toute mosquée Puisse DIEU vous préserver de la corruption!
- Il est soumis à cinq cas ; hormis celui qui le rend licite prenez-soin de mon exhortation!
- Il y ’ a les cas de l’appel nécessaire, blâmable, prohibé et louable, dont le détail est abordé dans cette versification
- L’appel à la prière est une obligation communautaire (fardul kifaya) dans une grande ville, comme dans une mosquée édifiée où il est une pratique traditionnelle communautaire
- L’appel à la prière pour une assemblée qui en appelle d’autres, même lors d’un voyage, est une pratique traditionnelle, d’après ce qu’ils ont rapporté
- Puis il est une pratique louable pour le voyageur qui l’effectue, mais pas pour appeler une personne, qu’il soit seul ou en groupe
- Et à l’exception de la prière du matin (Çubh), l’appel à la prière effectuée avant l’heure fixée et celui effectué par une femme sont interdits par celui qui rend les décisions de Droit Canonique
- Ils (les Erudits) l’ont blâmé pour une prière surérogatoire et pour celle dont l’heure est passée, comme cela est évoqué dans la source
- Quand une assemblée est présente (n’est pas en voyage) et ne cherche pas à amener (d’autres gens à la prière), l’appel à la prière n’est pas méritoire
- Sauf Si la connaissance de l’heure de la prière (par d’autres gens) dépend de leur appel, (dans ce cas) cela est jugé bon
- Il est louable de répéter les formules de l’appel à la prière de la part de celui qui l’entend, sans retard
- Jusqu’à la fin des deux premiers Témoignages de Foi par dédoublement, sans que la seconde répétition ne se fasse
- Il est méritoire que le prestataire (Muezzin) se dirige vers la Kacba, sauf s’il voudrait être plus audible, comme ils (les Erudits) l’ont explicité
- Comme il est aussi méritoire que la voix du muezzin soit belle et puissante, qu’il soit sur un endroit élevé (estrade, minaret, etc.), qu’il (1e muezzin) soit en état de pureté légale et en Station debout, sauf en cas d’excuse valable
- Et ils (les Erudits) autorisent l’appel à la prière d’un aveugle, de même, celui de plusieurs personnes à la fois est admis
- Et ils permettent également leur succession, sauf strictement pour la prière du crépuscule, d’après leur opinion
- De cinq à dix (muezzins) pour les prières du début de l’après-midi (Zhuhr), du soir (Ishâ’) et du matin (Çubh), sans conteste
- Et pour la prière de l’après-midi (cAçr), les élites permettent une succession (de muezzins) équivalente à la valeur numérique de la lettre "Jîm" (soit trois), jusqu’à celle de la lettre "Hâ" (soit cinq), d’après El Hattâb
- L’auteur du "Vestibule" (madkhal) a affirmé qu’il est permis, pour la prière du début de l’après-midi, une succession de dix à quinze (muezzins)
- Il affirme également que pour la prière de l’après-midi et celle du soir, il est permis une succession de trois à la valeur numérique de la lettre "Hâ", soit Cinq (muezzins)
- Et quant à l’appel de la prière du matin, il va de la fin de la sixième division de la nuit au début de l’aurore, c’est l’avis le plus célèbre
- Ils permettent le regroupement des muezzins lors de la prière du crépuscule et certainement lors des autres prières
- A condition que chacun d’eux (les muezzins) procède individuellement à son appel
- La Coutume Sacrée (du Prophète), selon ce qui précède, pour la prière du Crépuscule, c’est l’appel à la prière effectué par un seul muezzin agréé
- Et le fait pour quelqu’un, après avoir effectué son appel à la prière, de dire: "l’heure de la prière est arrivée !", est une innovation blâmable
- Le fait de dire après l’appel ; "nous sommes au matin", ou "venez vite à l’office, gens de la prière !", est une pratique interdite
- Et le fait de commettre des fautes de langage en exécutant l’appel à la prière est une transgression et un acte de sabotage, car il fait partie des conditions de celui qui est chargé de l’appel
- Qu’il soit à l’abri du barbarisme (des fautes), qu’il connaisse parfaitement les horaires de la célébration (de l’office) et qu’il soit avisé (dans ce qu’il fait)
- Qu’il soit musulman, sensé, qu’il soit de sexe mâle et intègre
- Puis, le fait de procéder tour à tour à l’appel est, sans doute, meilleur que leur (1es muezzins) regroupement pour l’exécuter
- Ceux qui ont effectué l’appel à la prière pour l’Elu le Plus Pur (Al Muçtafâ) - que la Prière et la Marque d’Honneur de notre SEIGNEUR soient sur lui
- Sur eux (les muezzins), la Satisfaction de leur SEIGNEUR, de même que sur tous les autres compagnons et sur quiconque a suivi leur exemple -
- Sont au nombre de cinq : Ziyâd, Bilâl, cUmar, Sacd, de même que Aws, quelle magnifique élite!
- Le premier à promouvoir un collège pour effectuer l’appel est Hishâm, après qu’on l’eût suivi
- Et il a réuni en groupe ceux qui se consacraient successivement à l’appel à la prière
- Leur nombre, durant le Califat de Hishâm, faisait trois, parmi ceux que le Meilleur du genre humain a laissés derrière lui
- Ces muezzins ont assuré l’appel pour les Califes, sauf cÂli et après, beaucoup d’autres s’y ajoutèrent, certes
- Celui qui veut effectuer l’appel à la prière doit toujours doubler les formules, comme elles sont énoncées
- Même s’il s’agit de la formule "la prière vaut mieux que le sommeil", pour quiconque dort dans son environnement - sauf la dernière formule
- Puis il répète le double Témoignage (de Foi), en le rendant plus nerveux, en rehaussant
- Sa voix par rapport à la première fois et en marquant la fin de chaque phrase par apocope, s’y appliquant
- Il est interdit de provoquer des entrecoupures entre ces formules, même pour avertir de quelque chose par un signe
- Si l’appel a été ainsi entrecoupé, il peut le poursuivre, à condition qu’il ne se produise un long arrêt qui fait penser à ce qu’on lui substitue un autre muezzin
- Quant à l’appel renouvelé (Iqâma), il est une pratique traditionnelle qui s’effectue par une seule personne, conformément au consensus des pieux anciens
- Aussi bien pour la personne responsable de ses actes (Mukallaf) qui s’acquitte individuellement de sa prière que pour celui qui, par moments, dirige une prière de femmes
- Et on juge qu’il est méritoire que celui qui l’acquitte, Soit en état de pureté légale, puis dirigé vers la Ka-ba et en station debout
- Et qu’il prenne part à cette prière, cela fait également partie de ce qui est méritoire, d’après eux (les érudits), sans doute
- Il s’effectue pour une prière obligatoire, d’après eux (les érudits), même s’il s’agit de rappeler plusieurs prières manquées
- Certains légalisent la prière, même Si on omet délibérément l’appel renouvelé (Iqâma) et d’autres la réfutent
- Et Si une femme qui prie isolément effectue à voix basse l’appel renouvelé, elle a fait un acte louable, d’après les justes
- Car l’appel renouvelé et l’abaissement de la voix constituent pour elle, un double acte méritoire, ne discute pas!
- Celui qui a l’intention de faire l’appel renouvelé pour une prière et ce pour l’Amour de son SEIGNEUR Qui procure les Grâces
- N’a qu’à dédoubler, s’exprimer correctement en langue liturgique ara et répéter les formules de glorification (Takbîr) initiales et finales, ainsi il sera sur la Voie
- Alors, celui qui a l’intention de s’acquitter de cette prière, se tiendra debout pendant l’exécution de cet appel renouvelé ou se lévera après, cela dépend de ses capacités
Les actes obligatoires de la prière
- Les Actes Obligatoires de la prière sont au nombre de quinze, certain stipulent qu’ils sont seize.
- Le premier est notre formulation de l’intention, le deuxième est la formule de sacralisation (Takbîrul ’Ihrâm) prononcée correctement
- Le troisième est la station debout qui l’accompagne, le quatrième est la récitation de la Sourate d’Ouverture (Fâtiha), la Vénérable
- Le cinquième est le laps de temps resté debout pour cette récitation (la Fâtiha), comme cela figure dans la source
- Le sixième est la génuflexion, suivi du septième qui est le redressement qui lui fait suite, admettez et conformez-vous!
- Le huitième est la prosternation, suivi du neuvième qui est le redressement qui lui fait suite; hâtez-vous vers les mérites!
- Le dixième est la formulation de l’intention de suivre pour toute personne qui imite (l’Imâm), au début de la prière
- Faites de l’enchaînement ininterrompu dans l’exécution, le onzième puis de l’observance des moments de pause, le douzième
- Faites de l’équilibre et du salut final, respectivement, les treizième et quatorzième Actes Obligatoires et complétez
- Par la position assise du salut final, de l’articulation du Hamza de la lettre "Alîf" au "Mîm" du "Kum", comme l’a transmis celui qui est qualifié de juste
Les actes traditionnels de la prière
- Quant aux Actes Traditionnels de la prière, leur nombre est symbolisé par la valeur numérique du composé "HAYUN" (soit dix huit), d’un "HA" dénué de signe diacritique, d’après ce qui a été rapporté par certains d’entre eux (les Docteurs)
- Ce sont: l’appel renouvelé à la prière (Iqâma), la Sourate qui suit la récitation de la Sourate Mère (Fâtiha), d’après l’investigation
- Puis notre station debout lors de sa récitation (la sourate consécutive à la Sourate Mère), professe que ces deux derniers Actes Traditionnels sont renforcés ; ensuite on compte la récitation à haute voix qui en fait partie
- Et celle à voix basse, partout où elles conviennent, la totalité des formules de Takbîr, sauf la première (celle de sacralisation)
- Puis les deux Professions de Foi (Tashahhud), avec la prière sur le Prophète, Possesseur des Dons
- Se trouvant dans la deuxième des deux Professions de Foi (Tashahhud), de même que les positions assises de la première et de la deuxième, faites la distinction!
- Et l’observance en plus, d’un prolongement des pauses, et d’un instant consécutif au salut final et de même durée que lui, ensuite la prononciation audible à accomplir
- Caractérisant le salut de la désacralisation qui parachève la prière et notre salut en réponse à l’officiant (l’Imâm) sont aussi comptés
- Le mutisme du fidèle qui prie derrière l’officiant, quand celui-ci récite audiblement, l’objet symbolique que l’on pose devant soi pour délimiter le sanctuaire (Sitr) - ô toi l’étudiant - !
- A l’usage de l’orant isolé et de l’officiant, mais le fidèle priant sous une direction se suffit de celui qui dirige (l’Imâm) comme Sitr
Les heures de prière et le rappel des prières manquées
- Considère qu’il est obligatoire pour l’orant, de rappeler ce qu’il a manqué au cours de la prière derrière l’officiant qui dirige
- La prière du matin (Çubh) : son temps se situe, d’après les érudits de l’aube décisive à la distinction nette (des visages)
- S’il t’arrive de manquer une rak-a à l’occasion de celle-ci, tu te lèves sans prononcer alors la formule de glorification de DIEU "Takbîr" et entames la Sourate Mère (Fâtiha)
- Et une autre sourate à haute voix, sans répéter la formule d’engagement à la piété (Qunût), sauf Si l’Imâm n’a pas observé le moment de silence(dans le quel on effectue)
- Et quant à l’espace de temps imparti pour la prière de midi (Zhuhr), il commence quand le soleil est au zénith, jusqu’à ce qu’il y ait égalité entre le profil et l’ombre qu’il projette, sans contestation
- Si tu manques une rak-a dans l’exercice de cette prière (Zhuhr), tu te lèves sans prononcer la formule de glorification de DIEU (Takbîr) et entames la Sourate Mère (Fâtiha)
- Ensuite tu récites une sourate à voix basse, marques après cela la position assise, récites la Profession de Foi (Tashahhud) et prononces le salut final, tu feras ainsi preuve de finesse
- Toutes les fois que tu auras raté deux rak-a (à l’occasion de la prière de midi (zhuhr), tu te lèves, prononces la formule de glorification (Takbîr) et enchaînes avec la Fâtiha
- Et une autre sourate à voix basse et n’observes pas la position assise, mais plutôt tu enchaînes avec la quatrième, ainsi tu auras été conforme (à la Tradition)
- Si par ailleurs tu loupes trois rak-a au cours de cet office, tu te lèves sans prononcer la formule du Takbîr et entames
- La Sourate Liminaire (Fâtiha) suivie d’une autre sourate, à voix basse, ensuite tu marques la position assise, effectues la Profession de Foi (Tashahhud), tu te lèves
- Et poursuis avec une autre rak-a dans laquelle tu récites la Sourate Mère de la Parole (de DIEU) et une autre sourate, sans marquer la position assise
- Enfin tu exécutes une autre rak-a en récitant la Sourate Mère du Coran strictement, à voix basse, ainsi tu achèveras (la prière) sans erreur
- C’est de la fin du milieu du jour à la partie de la journée où le soleil pâlit en déclinant, que se définit le moment de notre sanctifiée prière de l’après-midi (`Açr)
- Et celle-ci se compense comme celle de midi (Zhuhr), à la lettre, applique-toi à la méditation!
- L’heure de la prière du crépuscule (Maghrib) s’étend du coucher du soleil, jusqu’à l’évanescence absolue des dernières lueurs du jour
- Si ton retard y est d’une rak-a, tu te lèves, prononces la formule du Takbîr et récites à haute voix la Sourate Mère (Fâtiha) puis une autre sourate
- Mais partout où tu rateras deux rak-a dans cette prière, lève-toi immédiatement et ne prononce pas le Takbîr, récite la Fâtiha
- Et une autre sourate, à haute voix, et asseois-toi entre les deux dernières rak-a, puis prononce le salut final, sans faute
- Quant à la prière du soir (Ishâ), elle commence avec la disparition des feux vespéraux, jusqu’au premier tiers (de la nuit), d’après le consensus
- Si ton retard dans celle-ci est d’une rak-a, lève-toi sans prononcer la formule du Takbîr, mais plutôt récite la Sourate Mère (du Coran)
- Et une autre sourate, à haute voix, après cela tu t’asseois, prononces la Confession de Foi [Tashahhud] et effectues le salut final, tu seras quitte
- Si tu manques par ailleurs deux rak-a dans cette prière, tu te lèves, prononces le Takbîr et récites à haute voix la Sourate Mère et une autre sourate
- Et ne tente pas de t’asseoir entre ces deux rak-a, parce que cette rak-a est la troisième, consulte pour cela celui qui est subtil
- Et Si toutefois tu y manques trois rak-a, lève-toi et ne prononce pas la formule du Takbîr, mais récite la Sourate Mère
- Et une autre sourate, les deux à haute voix, tu t’asseois et prononces par la suite la Profession de Foi (Tashahhud)
- Puis tu te relèves et effectues une rak-a en récitant la Sourate Mère et une autre sourate, à haute voix et ne marques pas
- La position assise entre ces deux rak-a, mais au contraire tu te relèves pour effectuer une autre rak-a, en récitant la Sourate Mère à voix basse, ainsi tu seras quitte
- Les Docteurs chevronnés en Jurisprudence considèrent ici que le critère de rattrapage qui, dans la prière, donne droit à une rak-a en cours, conformément à ce qui est établi, consiste
- En ce que l’orant arrive à appuyer les mains sur les genoux, en même temps que l’officiant (l’Imâm) que l’on suit
- Quant à l’orant qui n’a pas participé à l’acte de génuflexion, il perd cette rak-a à coup sûr
- Et dis à l’orant qui arrive dans la prière au moment du dernier Tashahhud de son officiant : "lève-toi et recommence ta prière !"
Les priès;res surérogatoires
- Ils (les érudits) ont accrédité avec force la prière surérogatoire de six ou de deux rak-a après la prière du crépuscule (Maghrib), d’après le Meilleur Prophète
- Et la prière surérogatoire de quatre rak-a avant et après la prière de midi (zhuhr), puis celle de quatre avant la prière de l’après-midi (Açr) mais non après
- Il est méritoire de rendre hommage à la mosquée, par l’exécution de deux rak-a, selon l’avis de toute autorité
- La prière surérogatoire du witr, qui suit les douze rak-a (surérogatoires) après la prière obligatoire du soir (Ishâ’) est "renforcée", comme on l’atteste
- Et elle est la plus renforcée de toutes les pratiques traditionnelles, aux yeux de la plus grande majorité des jurisconsultes, selon l’opinion la plus célèbre de la communauté
- Les deux rak-a surérogatoires de l’aube (Fajr) sont des plus désirables comme l’ont souligné les promoteurs des écoles juridiques
- La prière surérogatoire de six, de deux, ou de huit rak-a effectuée en pleine matinée, est une pratique bénie par le CLEMENT
- La prière surérogatoire s’effectue audiblement selon qu’on est dans la nuit et silencieusement selon qu’on est dans le jour
- Il est blâmable, de la prière du matin (Çubh) au point du jour, de parler - dis - à plus forte raison de dormir
- Si tu effectues en assemblée la prière du matin (Çubh) et restes su place pour mentionner le NOM de DIEU, en signe d’adoration
- Jusqu’au lever de l’aurore, tu seras alors à l’instar de celui qui s’est acquitté des pèlerinages majeur et mineur LE JEUNE
- Les deux actes obligatoires du Jeûne consistent en la formulation parfaite de l’intention et en notre abstention de tout ce qui rompt le jeûne de connu
- Ses Actes Traditionnels sont au nombre de trois - ô toi l’intelligent! - à savoir: le fait que nous hâtions la rupture après le coucher du soleil
- Deuxièmement, prendre le plus tardivement possible le dernier repas de la nuit; troisièmement, préserver la langue du bavardage
- Il est méritoire de jeûner pendant sept Jours, j’entends ceux-là qui tournent d’une année à l’autre, à savoir:
- Le neuvième du douzième mois lunaire (Dhûl Hijja), le vingt septième du septième (Rajab), le troisième et le dixième du premier mois (Muharram), fais le compte!
- Et le vingt cinquième du onzième mois (Dhûl Qi-da), le quinzième du huitième mois (shacbân) et le huitième du douzième (Dhûl Hijja), référez-vous à notre éclaircissement!
- Celui qui s’attache à les jeûner tout le temps, obtiendra la réalisation de tous ses vœux
- Et Malick, notre Imâm, s’attachait à jeûner un nombre de jours équivalent à la valeur numérique de la lettre "Jîm" (soit trois jours), dans chaque mois
- e qui, avec leur multiplication par dix dans la Mansuétude du MAJESTUEUX, s’assimile à un jeûne permanent
- Il est méritoire de jeûner tout le septième mois lunaire (Rajab), de même que tout le premier mois (Muharram), d’après la préférence
- Et également les neuf premiers jours du douzième mois (Dhûl Hijja), de même que tout le huitième mois (ShaCbân), cela est établi chez les érudits
- Ils sont unanimes sur la précellence du dixième jour (Âshûrâ) (du premier mois lunaire) sur la veille qui est le neuvième (Tâsû-â)
- Du fait qu’il procure plus de récompenses; attachez-vous donc à les jeûner tous, tout le temps
- Et on a établi des pratiques à y effectuer. Leur nombre est équivalent à la valeur numérique du composé alphabétique "YABUN", soit douze (Yâ = 10 ; Bâ =2), d’après ce qu’on a rapporté
- A savoir le jeûne, la prière, la visite aux parents, le bain lustral, la dépense en aumône, la coupe des ongles, l’usage du collyre (fait de poudre d’antimoine)
- Aller voir un malade, rendre une visite de courtoisie à un érudit, caresser la tête d’un "Yatîm" musulman
- La récitation de la Sourate "La Foi Exclusive" (Ikhlâç), mille fois de suite, et offrir un régal à nos familles, cela est retenu de la source
- Le bain lustral qu’on y effectue éloigne, dit-on, les maladies l’application de la poudre d’antimoine préserve de la cécité
- Le régal que nous offrons à la famille fait prospérer nos biens, par la Volonté du BIENFAITEUR
- Puis le jeûne - soyez réfléchis! - ne consiste pas seulement à s’abstenir de manger, selon les considérations
- Car, que de jeûneurs, parmi les gens, qui n’auront de leur jeûne que la faim!
- Il n’y a de jeûne que lorsque tous les membres s’abstiennent de tout ce qui est susceptible de conduire l’individu à l’erreur
- Abstenez-vous de tourner le regard vers ce qui est prohibé, de vous diriger vers cela, de l’écouter et de le dire
- Puis de toute mauvaise pensée, au même titre que votre abstention du manger et du boire bien connue
- N’abusez ni du dernier repas de la nuit, ni du repas de la rupture, durant votre jeûne, de peur de vous voir privés des récompenses
- Car quiconque se gave d’aliments, se remplit le ventre d’une quantité abusive de boisson, et se met à dormir
- Celui-là s’assimile à un animal, car des profits immenses lui échapperont et il subira un péril
- Certains (des jeûneurs) mangent comme des taureaux au moment de la rupture et au moment de prendre le repas de l’aube
- Jusqu’à ce que leur ventre pèse lourd et que leur cœur s’obscurcisse et se détourne
- De la mention des NOMS Sublimes de leur SEIGNEUR, ils se targueront certes d’avoir jeûné, alors qu’ils n’obtiendront du jeûne, même pas la récompense d’un filament au Jour de la Résurrection
- Puisse DIEU nous préserver de la perdition et de tout ce qui est nuisible dans le temps
- Puis, des choses qui se sont produites particulièrement lors du dixième jour (Âshûrâ) du premier mois lunaire, ont été racontées par celui qui sait
- C’est le jour où notre SEIGNEUR a absous l’Ancêtre de Ses êtres humains, en l’occurrence ADAM, le premier Prophète
- C’est en ce jour que l’Arche bien connue (de NOE) s’immobilisa net sur le mont Jûdî
- C’est en ce jour que la Mer Rouge se fendit en la faveur de MOISE et c’est en ce jour que naquit JESUS
- C’est en ce jour que Pharaon fut noyé et c’est le jour de la délivrance du célèbre JONAS des entrailles de sa baleine
- Puis c’est le jour où son repentir (JONAS) fut accepté par notre SEIGNEUR, le TRES-CLEMENT ; de même c’est le jour de la sortie de notre très honorable JOSEPH
- De son puits et c’est le jour de la délivrance de Son Ami (ABRAHAM) du feu et il fut sauvé
- Et c’est le jour de l’ascension de l’éminent IDRISS (ESDRAS) et de celle de Son Esprit Saint, le très pieux JESUS
- .Et c’est également le jour où notre SEIGNEUR accepta le repentir de DAVID en lui accordant la Rédemption de tout ce qu’il avait commis
- Sur eux la Paix et le Salut (de DIEU) - c’est le jour où l’on procède à l’habillement de Son Temple Sacré
L’AUMÔNE LEGALE
- Quant à l’Aumône Légale, on compte ses Obligations au nombre de quatre, retenez-les toutes
- A savoir: notre intention, le terme de l’échéance (un an révolu), le bien doit atteindre la base imposable, le non transfert de la donation, le compte y est!
- Ensuite on fait mention qu’elle (l’Aumône Légale) a de Bons Usages, au nombre de trois, qui procurent des profits
- C’est de s’en acquitter de bon gré, qu’elle soit prélevée sur la qualité moyenne du bien imposable, cela est évident
- Troisièmement, de ne pas faire la donation aux yeux des gens par crainte de l’ostentation qui conduit à l’imperfection de sa piété (celle de l’exécutant)
- L’Aumône de la rupture du Carême se prélève à raison d’un "çâ-a" comme institution canonique de l’Elu incombant à chacun de vous et à celui qui vit sous votre tutelle
- Parmi les musulmans, sur la nourriture dominante de l’époque et est remise à un pauvre musulman de condition libre
- Elle est destinée à huit catégories de personnes dont le détail figure dans le Coran
- A savoir: à celui qui est pauvre, au misérieux, puis au fonctionnaire qui l’administre (la zakât), au sympathisant à la cause de l’Islâm, comme cela figure dans le Coran
- omme rançon au captif qui veut s’affranchir, à l’endetté qui veut se libérer, à celui qui œuvre dans la Voie de DIEU et à l’étranger de passage qui professe la Bonne Voie
- Il est recommandable de s’acquitter de l’Aumône de la rupture dans l’intervalle de temps allant du lever de l’aurore jusqu’avant d’aller à la prière (de l’Aid el Fitr : Fête de Rupture), d’après les érudits
- Il est blâmable de la retarder jusqu’après le lever du soleil, de même que d’excéder les mesures réglementaires établies et ce, sans équivoque
- La Recommandation (de l’Elu) de protéger vos biens (en acquittant l’Aumône Légale), de guérir vos maladies (par la Charité) et de s’immuniser contre les calamités (par les invocations et prières) est une sentence connue
LE PELERINAGE
- Les Actes Obligatoires du Pèlerinage, selon les Maîtres, sont au nombre de quatre: la formulation de l’intention en est le premier, dans la stipulation
- Ensuite, la procession circumambulatoire autour de la Ka-ba (Tawâful ’Ifâda) est comptée deuxième de ceux-ci, selon la source la plus appréciée
- Et la course rituelle entre Çafâ et Marwa est le troisième parmi ces actes, sans aucun doute
- Puis la station de Arafa - soyez attentifs! - est le quatrième des quatre, cherchez donc à vous instruire
Les actes traditionnels
- Ses Actes Traditionnels, chez les Maîtres, sont au nombre de douze, selon l’avis de celui qui est versé en jurisprudence
- Quatre d’entre eux se déroulent lors de la sacralisation (Ihrâm); celui qui accomplit bien son pèlerinage s’en acquitte
- La lotion générale introduisant la sacralisation, suivie du fait de se débarrasser de tout vêtement cousu
- Si ce n’est le port rituel du pagne (Izâr) et du manteau de sacralisation (Ridâ) auxquels s’ajoute une paire de sandales; attachez-vous à La Droiture!
- Et le quatrième des quatre, lors de la sacralisation, est la formule dite Talbiya, sous forme d’énonciation
- Concernant la tournée rituelle autour de la Ka-ba(Tawâf), on compte quatre de ceux-ci (les Actes Traditionnels) qui lui reviennent à savoir: la marche, le baisement (de la pierre noire) par la bouche ou par les mains
- L’allure assez rapide de la marche des hommes dans les trois premiers tours et la formulation des vœux consécutive à la tournée
- Quatre autres sont rattachés à la course rituelle (Sa-y) (entre Çafâ et Marwa) : le baisement à nouveau de la pierre noire en quittant la Mosquée sacrée pour Çafâ si elle (la pierre noire) est accessible
- Le deuxième de ces quatre est, selon l’avis de l’exemplaire, la montée sur les collines de Çafâ et Marwa
- L’accélération de l’allure des hommes, à la hauteur de "Batnul Masîl" est le troisième de ces derniers, selon l’avis du pertinent
- Les vœux que le pèlerin formule - sans limite fixée à sa prière -au - dessus de ces collines (Çafâ et Marwa) constituent le quatrième de ceux-là, méfiez - vous de l’erreur!
* Epilogue *
- Le Pèlerinage affranchit l’homme de l’ensemble de ses péchés et du reste de ses vices
- Mais ceci ne concerne pas les droits dûs à un musulman et les prières omises
- Ainsi que l’expiation obligatoire venant d’un Jeûne de Ramadan ou d’un serment de Zhihâr bien établi
- Et on rapporte que tout péché commis dans l’intervalle d’un Pèlerinage Mineur à un autre, est expié
- Un Pèlennage agréé (Mabrûr) n’a d’autre récompense que le Paradis, d’après ce qui est publié
- C’est celui qui est exempt de tout Ma’tham, qui signifie péché, c’est lavis de ceux qui savent
- Et on dit plutôt que Mabrûr est traduit par accepté, telle est la version que nous rapportons
- Et c’est le Pèlerinage exempt de polémiques et au cours duquel le pèlerin offre de la nourriture
- C’est également celui au cours duquel on accomplit tous les rîtes et s’arrête à chacune des stations de recueillement bien connues
- Telles que l’emplacement sacré dit Mash-aril Harâm, puis on parfait et accomplit les actes obligatoires et traditionnels
TROISIEME SECTION: LES PARTIES DE LA RELIGION DE CELUI QUI RESSUSCITE OU CHAPITRE SUR LE SOUFISME QUI MENE A LA CONNAISSANCE GNOSTIQUE
- Votre Perfection Spirituelle consiste à adorer le MAITRE DES BIENFAFIS, comme Si vous Le voyiez de face
- Car Si vous ne Le voyez pas, pourtant il vous voit, donc contemplez-Le en L’adorant!
- La définition du Soufisme chez Ghazâli, c’est le dépouillement de nos cœurs, pour le MAIIRE TRES PROCHE (Al Wâlî) exclusivement
- En méprisant tout ce qui n’est pas Lui, intérieurement et extérieurement. Puisse DIEU nous diriger dans la Bonne Voie!
- La première des obligations d’un novice (murîd), c’est de se prémunir de son viatique qui est la Profession de l’Unicité Divine (Tawhid)
- Avant qu’il n’aspire à la retraite spirituelle, ne s’adonne à la répétition des NOMS de DIEU dans l’isolement et n’effectue la Guerre Sainte
- Qu’il s’affilie plutôt à la Doctrine des Hommes de la Tradition de l’Elu de DIEU et du Consensus, car cela est une garantie
- Car les ténèbres de l’innovation blâmable sur les dogmes, dissipent les lumières qui mènent vers le GUIDE
- Après cela, le novice doit se prémunir d’un savoir qui authentifie ses Obligations Divines individuelles, d’après ce qu’ils ont mis à jour
- Telles que la Purification Légale, le Jeûne, la Prière, le Pèlerinage à la Maison Sacrée de DIEU et l’Aumône Légale
- Ensuite il s’engage, s’il veut accéder à DIEU, entre les mains d’un parfait Maître Spirituel qui suit les Traces de l’Envoyé de DIEU
- Ainsi ce dernier (le Maître Spirituel) le guidera par le savoir et l’adoration, de même qu’il l’éduquera au renoncement des usages communs (Ada)
- Celui qui s’aventure dans les jungles du Soufisme, sans la compagnie d’un parfait Maître Spirituel
- S’enfonce à coup sûr dans les profondeurs du péril et il n’y tirera jamais au grand jamais du profit
- Car, il sera guidé par Satan, l’Ame Charnelle et la Passion Profane, comme ils (les Maîtres Spirituels) l’ont enseigné
- Et celui qui plonge dans l’océan de la Vérité Divine (Haqîqa). sans emprunter le navire de la Législation Islamique (SharîCa), sa folie est évidente
- Et celui qui s’écarte de la voie de la Communauté (des Gens de la Tradition et du Consensus), sans la direction éclairée d’un guide, ne réalisera pas le Salut
- Car dans les édicules de la route, le pèlerin qui voyage la nuit craint de sombrer dans l’égarement ou dans le péril
Préambule
- Ô vous les jeunes! prenez garde - puisse le BIENFAITEUR vous conduire dans la Bonne Voie -
- Que la Coutume Sacrée de notre Prophète, l’Intègre - sur lui la Meilleure Prière à tout moment -
- A failli de peu être à l’image d’une maison désuète, en ce temps présent, à cause de la disparition des orthodoxes authentiques
- Et cette dernière a été suivie par les expériences (éducation) des Maîtres Spirituels qui possédaient la Droiture, la Lumière et la Fermeté (dans la science)
- Car on a abandonné l’étude des vestiges des Pieux Anciens, à cause des innovations blâmables légalisées par les successeurs
- Hâtez-vous de plein gré vers la quête de la science et ce, pour la FACE de DIEU
- Et quiconque vous détourne de rechercher le savoir, celui-là est un lieutenant de Satan, le Coupable Maudit
- Et dans tous les actes de corruption qu’il aura commis, DIEU, le MAJESTUEUX, lui réglera son compte le Jour de la Rétribution et de la Terreur
- Car celui qui empêche en ce temps présent les gens de s’instruire, celui-là appelle
- A l’innovation exécrable; car la pratique qui n’est pas inspirée par la science, est entachée d’imperfection
- La science et la pratique sont deux joyaux précieux qui engendrent le bonheur des deux mondes
- Le plus noble de ces deux principes est la science qui est une priorité, comme cela apparaît dans la Sentence de l’éminent
- Car celui qui agit en marge de la science, son action se présente comme une poussière en dispersion
- Et celui qui a acquis la science et ne l’applique pas, celui-là est un âne chargé
- Ô vous la jeune génération ! recevez de ma part un conseil qui dirige ceux qui l’acceptent
- Recherchez le savoir pour la FACE de DIEU et non par rivalité et ostentation
- N’ayez pas l’intention par lui d’attirer les gens, non plus de dominer (surpasser) votre génération
- Celui qui recherche le savoir pour les raisons sus - mentionnées, son action contribue à la destruction de sa piété
- Et il aura ainsi troqué sa vie de l’ Au - Delà contre ce Bas - Monde et gaspillé ses efforts, quelle vaine action!
- Car le marché qu’il avait conclu est perdu et sa transaction est un commerce sans profit
- Et celui qui le lui a dispensé l’a certes aidé dans sa désobéissance
- Il partagera avec lui le mal, à l’instar de celui qui vend un sabre aux malfaiteurs
- Ayez quatre objectifs au début de la recherche du savoir, afin d’obtenir le salut par la Droiture
- Le premier, c’est de sortir de l’ignorance ; le second, d’être utile aux créatures du POSSESSEUR DE LA MAJESTE
- Le troisième, de vivifier les Sciences Religieuses ; et le quatrième, l’application de la Science
- Notre Maître Zarrûq a composé le distique qui éduque celui qui possède un entendement
- Celui qui recherche le savoir pour se mesurer aux jurisconsultes, bu pour engager une polémique avec les sots
- Ou bien pour obtenir du prestige auprès des gens, sera l’hôte de l’Enfer et connaîtra la déchéance
- On compte parmi les Règles de Bonne Conduite de celui qui étudie, le fait d’éviter de porter préjudice à un musulman
- On compte parmi elles, le fait que ce dernier (l’étudiant) soit persévérant dans ses pratiques obligatoires et dans celles qui sont consolidées
- Et le fait qu’il ne retarde point l’exécution d’une prière au-delà du temps fixé, sans excuse valable
- Et le fait qu’il Soit généreux tout le temps à dispenser son savoir, fait également partie des Règles de Bonne Conduite
- Et quiconque se montre avare de son savoir, sera éprouvé avant sa mort
- On compte aussi parmi elles (les Règles de Bonne Conduite), le fait qu’il respecte sa science en honorant ce qu’il a appris
- Il n’est pas concevable de sa part, qu’il pose un livre, une tablette, ou une feuille par terre
- Partout où il reviendra des latrines, après satisfaction des besoins naturels et après s’être nettoyé à l’eau
- Et qu’ensuite il veuille toucher un livre, il se lave les mains, par préférence
- Ou fait ses Ablutions, et ensuite il prend le livre en lui vouant considération et respect, ainsi il obtiendra des récompenses
- On compte parmi les Règles de Bonne Conduite, de respecter, de servir et d’honorer son maître
- Car on dit que le bonheur de celui qui étudie dépend de la considération qu’il voue aux maîtres érudits
- Et on compte parmi les conditions de la recherche du savoir, six qualités qui engendrent la Droiture
- La première est le fait de supporter une faim moyenne à l’instar du lion et la deuxième - puisse DIEU vous préserver de commettre des fautes -
- Est l’endurance de la durée de l’attente (assise) durant les cours comme un vautour et ce, dans les desseins d’obtenir la satisfaction de l’enseignant
- La troisième est le fait d’être passionné dans l’acquisition des connaissances à l’instar de l’avidité du chien sur l’objet de son désir
- La quatrième, c’est la douceur à l’image du chat; la cinquième, la constance dans l’abstinence
- Des femmes, qui détournent la force de décision spirituelle, à l’instar de celle sans souci du porc
- Et la sixième est la patience devant l’humiliation tout le temps, comme celle de l’âne; intéressez-vous à une telle correction!
EXHORTATION AU COMBAT DE L’AME CHARNELLE
- Efforcez-vous - ô jeunes gens! - au combat contre l’âme charnelle, ainsi vous gagnerez Demain le Paradis en contrepartie
- Celui qui ne lutte pas contre son âme charnelle, celui-là n’obtiendra pas les mérites qui en découlent (de cette lutte)
- La définition de la volonté (Irâda), selon l’avis des Maîtres, c’est l’abandon par le novice spirituel (murîd) de ce qui relève des usages communs
- Puis, son retour à sa coutume profane avant sa conjonction spirituelle est (aux yeux des Soufis) comme une apostasie
- Celui qui se consacre à la lutte contre son âme charnelle sera un bienheureux durant son séjour dans la tombe
- Ensuite, Si vous entreprenez le combat spirituel, commencez par quatre, soit la valeur numérique de la lettre "Dâl", parmi les ennemis
- Et un tel combat - je le jure par ma vie! - est la plus Grande Guerre Sainte, conformément à l’information que nous avons tenue d’eux (les Maîtres Spirituels)
- A savoir: l’Ame Charnelle, le Bas - Monde, Satan le Maudit et la Passion Profane, chacun d’eux est un ennemi irréductible
- Il revient à chacun d’eux (les ennemis) une geôle et une arme; par conséquent, incarcérez-les et brisez-les et vous serez sauvés
- L’Ame Charnelle quant à elle, est emprisonnée par une faim longuement endurée et elle n’a pas d’autre entrave connue en dehors de celle-ci
- Quant à son arme avec laquelle elle détourne l’adorateur de la Bonne Voie, c’est l’assouvissement de la faim
- Le cachot de ce Bas - Monde est la retraite dans la science et la pratique religieuse, pour la FACE du POURVOYEUR DE L’ENTENDEMENT
- Quant à son arme avec laquelle il nuit, c’est la fréquentation sans profit
- Et la prison de Satan est, sans divergence, la répétition des NOMS de DIEU, Celui Qui protège et Qui procure de la quiétude
- Quant à son arme avec laquelle il attaque un novice spirituel, c’est la négligence
- Et la cellule de claustration de la Passion Profane, c’est le silence sur ce qui ne renferme ni profit, ni bienfait
- Quant à son arme avec laquelle elle assaillit une personne, c’est le bavardage sur des choses vaines
LES MEMBRES
- Puis préservez les membres, à savoir : le ventre, la langue, le sexe, les pieds, les yeux, les mains
- Le septième, c’est les oreilles ; quiconque les garde tous de la désobéissance, sera favorisé
- Chacun de ces membres est en face d’une porte des étages de l’Enfer, d’après la source autorisée
- Et celui qui se consacre constamment à les préserver, n’entrera par aucune de ces portes, d’après ce qui est rapporté
- Et celui qui transgresse toujours les Ordres de son SEIGNEUR par un membre, la porte correspondante sera celle de son châtiment dans l’Au - Delà
- Et chacun d’entre vous sera interpellé sur ce dont il avait la responsabilité, comme il est dit dans une logia de celui qui a compris
Le Ventre
- Quant au ventre, préservez-le de la consommation de ce qui est illicite et douteux et ce, sans cesse
- Et persévérez dans la recherche de ce qui est licite, c’est ce qui satisfait le POSSESSEUR DE LA MAJESTE
- Et luttez dans la pondération, quand vous disposez d’un repas, contre la satiété, car elle est à la base de l’illusion séductrice
- Car l’assouvissement d’une personne dans ce qui est licite est à l’origine de tout préjudice, dans tous les cas
- Il en découle des préjudices qu’on ne peut dénombrer, dont six seront évoqués ici, pour mémoire:
- La sécheresse des cœurs, la corruption des esprits, l’affaiblissement de la mémoire, garante de la fidélité dans la transmission
- L’alourdissement des membres, empêchant l’adoration et l’acquisition des sciences qui renferment des profits
- Et l’assouvissement (de la faim) aide Satan et aiguise les plaisirs également, méfiez-vous donc des vices!
- Et la recherche de ce qui est licite est un devoir qui incombe à tout musulman, sans illusion
- Ni la science, ni l’adoration ne sont profitables avec la consommation de choses illicites, selon les Maîtres
- Gardez-vous donc de consommer tout ce dont vous êtes certains du caractère illicite ou dont vous doutez de la licéité
- Et contentez-vous de prendre une quantité de nourriture qui vous permet tout juste de tenir sur les reins,envued’adorer le SEIGNEUR
- Certes la nourritureest agréable au manger, mais elle devient aprèsla digestion, de sales excréments
La Langue
- Quant à la langue,préservez-la toujours de huit infirmités - quela Bonne Guidée vous soit accordée ! -
- A savoir: le mensonge, la médisance, la polémique, la controverse, la moquerie
- Manquer à sa promesse, les écarts de langage des créatures, se louer soi-même, selon la Parole (le Coran) de la VERITE (DIEU)
- Car les Propos du SEIGNEUR dans celle-ci (la Parole) ne sont point équivoques dans la sourate "Les Etoiles" (s.53 V.32) "Ne vous louez pas.)
- Et d’autres (infirmités) en dehors de celles-ci, comme la plaisanterie et le fait de prononcer à l’encontre de quelqu’un l’anathème et la malédiction
Le Sexe
- Préservez les sexes! ne vous accouplez pas avec une partenaire autre que celle qui est licite, cessez de vous réjouir d’elle
- Par le dialogue sensuel, l’attouchement, le contact corporel, l’écoute de sa voix ou par le regard
- Celui qui n’est pas à même d’échapper à de telles pratiques, ne pourra jamais préserver son sexe, partout où il se trouve
- Méfiez-vous d’avoir des penchants pour les femmes, car celles-ci sont les pièges de Satan
- Contentez-vous de ce qui est licite pour vous plutôt que de ce qui vous est illicite
- Réservez votre préférence aux splendides Houris qui sont créées à l’instar de la lueur blanche des flambeaux, sinon mieux, comme la blancheur des pleines lunes
- Leur corps est fait d’ambre gris, de musk et de camphre, avec leur déhanchement élégant en marchant
- Si l’une d’elles avait seulement craché sur la terre, l’odeur de cette salive s’exhalerait tellement qu’on la glanerait
- Les mers et les puits finiraient par se transformer en miel, c’est ainsi que l’ont raconté les savants
Les Pieds
- Préservez vos pieds de la marche vers ce qui est illicite, ou pour vous rendre
- Chez les sultans qui sont injustes, sauf en cas de force majeure, selon l’évidence
- Car cela constitue une marque évidente d’humilité et d’honneur qu’on leur rend, or ceci est une pratique exécrable
- Et Il (DIEU) a, quant à Lui Exalté soit - Il ! - ordonné de ne point se pencher vers eux et a lancé pour cela un avertissement
- Celui qui marche vers eux à cause de leurs biens, marche vers l’illicite qui est la source de leur trésor
- S’humilier devant un riche vertueux fait perdre les deux tiers de la Foi à toute personne vertueuse
- Quant à l’humilité auprès d’un injuste, elle n’épargne rien du tout de la Foi, logiquement
- Et ne marchez jamais sauf Si c’est vers ce qui est agréé et préféré auprès de DIEU
- Comme marcher pour effectuer une mission de bons offices sur un malentendu, pour aller à la mosquée ou pour régler une dette
- Quiconque ne garde pas ses pieds de marcher vers l’objet de sa passion, sera couvert de déshonneur dans les deux mondes
Les Yeux
- Préservez les yeux - ô vous les jeunes gens ! - de se diriger vers les interdictions que le BIENFAITEUR a intimées
- Comme regarder les parties pudiques, ou un musulman par un regard qui le gêne et non un coupable
- Au contraire, il est obligatoire, d’après la Législation, de lui (le coupable) mener une guerre froide, dans les desseins de lui rendre service pour le repêcher
- Il est prohibé de jeter un regard de mépris ou de menace, de même que de repousser (quelqu’un) avec dureté
- Un regard voluptueux sur un aspect gracieux et (le regard) sur les tares d’un musulman
- Et il est également prohibé de jeter un regard sur le document de son prochain, sans son autorisation, attachez-vous aux convenances!
- Celui dont le regard est maléfique (Al â’inu) est toutefois, juridiquement, responsable des méfaits causés par son regard, comme certains juristes l’ont soutenu
- Mais on assigne obligatoirement à résidence le sujet réputé pour le maléfice de son regard (Al mi-yânu), par crainte du mal qu’il inflige
Les Mains
- Préservez vos mains de tout ce qui appartient à un musulman, qu’il s’agisse de son sang ou de ses biens
- Et évitez d’écrire avec elles une indécence que la langue se refuse de prononcer et qui est vulgaire
- Avec elles, ne violez point par perfidie le dépôt d’autrui ou la confidence d’un autre
- Et évitez également de toucher avec elles une femme avec qui vous n’avez aucun lien licite. Puisse DIEU vous préserver des vices!
Les Oreilles
- Préservez les oreilles, en vous gardant d’écouter avec elles les innovations blâmables et les turpitudes
- Telles que l’ingérence dans les affaires d’autrui, les futilités, la médisance et tout propos non fondé
- Ne pensez pas que le châtiment du péché de la médisance s’inflige strictement à son auteur
- Il est dit dans sa Sentence (le Prophète) - sur lui la Prière de son SEIGNEUR, sur sa famille toute entière et sur ses compagnons - que
- Celui qui écoute la médisance s’associe à l’auteur de celle-ci dans ce qu’il entend
- Et quiconque dispose inutilement ses oreilles à ses caprices, en verra Demain les conséquences
- Sachez que les membres déposeront Demain contre vous ; hâtez-vous donc dans la Bonne Voie!
- Le VIATIQUE DE LA JEUNESSE prend fin, par la louange du SOUVERAIN DU GENRE HUMAIN, le JUGE SUPREME
- Et que Ses Prières soient tout le temps sur le Prophète, sur sa famille et sur ses compagnons
"Combien Glorieux est ton Seigneur,
Seigneur de la Toute Puissance,
se dérobant à tout ce qu'ils imaginent -
Paix sur les Envoyés -
Louange à Allah Maître des Mondes."
-S37 V180 à 182-